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PARAMÈTRES STRICTS ET SEUILS DE PERTINENCE POUR LES PRATIQUES COMMERCIALES DÉLOYALES DANS LE SECTEUR BANCAIRE
Date de publication :
Paramètres stricts et seuils de pertinence pour les pratiques commerciales déloyales dans les banques : le Tribunal administratif régional (TAR) confirme les sanctions de l’AGCM. TAR Latium – Rome, Section I, Arrêts du 14 novembre 2018, n° 10965/2018, 10966/2018, 10967/2018, 10968/2018 et 10969/2018. Les sanctions de l’AGCM pour les pratiques liées à la publicité mensongère sont légitimes même lorsque le consommateur n’a subi aucun préjudice financier réel, mais seulement un préjudice potentiel. Ces règles, prises dans leur ensemble, réduisent considérablement la pertinence du comportement aux fins de sanction. En conséquence, il n’est pas nécessaire d’établir l’élément subjectif d’intention et de négligence de l’auteur de pratiques commerciales déloyales. Le cadre réglementaire est constitué par le Code de la consommation, décret législatif n° 206/2005. L'article 21, et plus particulièrement son application à ce qui le concerne, porte sur les pratiques commerciales déloyales. Le législateur les définit comme des pratiques contenant des informations inexactes ou qui, bien que correctes et véridiques, sont susceptibles d'induire le consommateur en erreur lors d'une décision d'achat ou de vente, notamment concernant la nature du produit, ses principales caractéristiques (y compris les risques), le rôle du professionnel, le prix, les droits du professionnel et les droits du consommateur. Le deuxième paragraphe de cette disposition qualifie également de trompeuses les pratiques qui, concrètement, compte tenu du contexte général, incitent ou sont susceptibles d'inciter le consommateur à prendre une décision d'achat ou de vente qu'il n'aurait pas prise autrement. La valeur négative est ainsi attribuée non pas à la pratique elle-même, mais à l'effet qu'elle est susceptible de produire. Par ailleurs, l'article 22 qualifie d'omissions trompeuses les pratiques commerciales consistant à omettre des informations pertinentes pour le consommateur moyen, c'est-à-dire des informations dont il a besoin pour prendre une décision d'achat ou de vente éclairée. Une autre disposition pertinente à cet égard est l'article 3 de la loi 689/1981, relatif à l'élément subjectif : le principe est que les infractions administratives sont punissables si l'acte a été commis sciemment et intentionnellement, indépendamment de toute intentionnalité ou négligence. La loi 287/90 – relative à la concurrence et aux pouvoirs de sanction de l'Autorité italienne de la concurrence (AGCM) – faisant référence à la loi 689/1981, le principe susmentionné concernant l'élément subjectif constitue le critère permettant à l'Autorité d'imposer des sanctions, élargissant ainsi le champ d'application des infractions. En contrepartie, la gravité de l'infraction doit être appréciée au regard de l'ensemble des circonstances de l'espèce, donc dans une perspective globale et non au niveau d'éléments isolés. À titre d'exemple, l'Autorité italienne de la concurrence (ci-après également « AGCM ») a infligé des amendes administratives – rejetant les engagements proposés – pour des pratiques commerciales déloyales présumées de la part de banques et d'intermédiaires dans la vente de diamants. Plus précisément, les pratiques commerciales déloyales consistaient en la diffusion de documents promotionnels – tirant parti de la confiance particulière de l’établissement bancaire auprès du grand public – présentant de manière incomplète et trompeuse des éléments clés de l’achat de diamants, tels que : le prix de vente ; les paramètres de fluctuation de la valeur future ; la valeur de revente ; et la qualification de l’intermédiaire comme leader du secteur. Du côté des sociétés de vente de diamants, l’enquête menée par l’AGCM – qui a abouti à des sanctions – a révélé comment elles fixaient le prix des diamants à un montant trois fois supérieur à leur valeur réelle, en tenant compte de leur valeur sans cesse croissante et de la possibilité d’une revente à un certain prix. Lire la suite sur Sistema Società, dans PlusPlus24Diritto







