
Concurrence déloyale « pure » en l’absence d’allégation de propriété de droits de propriété industrielle : le tribunal de droit commun est compétent. Les litiges relatifs à la concurrence déloyale « pure » relèvent de la compétence du tribunal de droit commun et non des sections spécialisées en droit des affaires. (En l’espèce, en application de ce principe, la Cour de cassation a jugé que l’absence d’allégation de propriété de droits de propriété industrielle suffit à exclure l’atteinte à l’exercice de ces droits par la concurrence déloyale.) Cour de cassation, première chambre civile, arrêt n° 4706/2018. Cadre réglementaire – Le cadre réglementaire est constitué par le décret législatif n° 168 du 24 janvier 2012 portant création des sections spécialisées en droit de la propriété industrielle et intellectuelle, et notamment par son article 3 qui, depuis sa formulation initiale, inclut parmi les matières relevant de la compétence de ces sections « les cas de concurrence déloyale portant atteinte à la protection de la propriété industrielle et intellectuelle ». Cet article a été ultérieurement remplacé par l'article 2, paragraphe 1, point d), du décret législatif n° 1 du 24 janvier 2012, lui-même remplacé par la loi de conversion n° 27 du 24 mars 2012, laquelle, dans sa version actuelle, contient une référence expresse à l'article 134 du Code de la propriété industrielle, conformément au décret législatif n° 10 février 2005. 30. La disposition susmentionnée délègue à la compétence des sections spécialisées « les procédures judiciaires relatives à la propriété industrielle et à la concurrence déloyale, à la seule exception des cas qui n'entravent pas, même indirectement, l'exercice des droits de propriété industrielle, ainsi que les questions de conduite illicite liées à l'exercice des droits de propriété industrielle en vertu de la loi n° 287 du 10 octobre 1990 et des articles 81 et 82 du traité instituant la Communauté européenne, qui relèvent de la compétence des juridictions ordinaires, et, d'une manière générale, les questions présentant des liens, même illégaux, avec celles relevant de la compétence des sections spécialisées ». Une lecture combinée des dispositions susmentionnées, dont le libellé est clair et sans équivoque, place la question de la concurrence déloyale dite « pure » dans la compétence des juridictions ordinaires et celle de la concurrence déloyale « indirecte » dans celle des chambres spécialisées. En l'espèce, la société demanderesse a saisi le Tribunal de Milan, spécialisé en droit des sociétés. Après avoir indiqué avoir remis, lors de la phase de négociation, à la société défenderesse un échantillon de motifs pour la création de tissus imprimés destinés à l'emballage de produits ménagers, [Suite de la lecture sur Sistema Società, dans PlusPlus24Diritto p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 22.5px Helvetica}]







