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Stationner sur une place réservée aux personnes handicapées constitue-t-il un délit de violence privée au sens de l'article 610 du Code pénal ? L'arrêt récent de la Cour de cassation, n° 17794/2017, est sans équivoque : quiconque occupe une place de stationnement réservée aux personnes handicapées est sanctionné non seulement par le Code de la route, mais également par le Code pénal, car il enfreint l'article 610 du Code pénal – un délit de violence privée. En l'espèce, la Cour de cassation, cinquième chambre criminelle, a rejeté le pourvoi du prévenu qui, en occupant la place d'une personne handicapée souffrant de pathologies très graves, l'empêchait de l'utiliser : la ratio legis de l'article 610 du Code pénal repose en effet sur la nécessité de réprimer les actes de contrainte non couverts par d'autres dispositions, afin de protéger la liberté morale, physique et de mobilité des personnes. Pourquoi la violation de l'article 158, alinéa 2, du Code de la route n'est-elle pas la seule visée ? Cette loi n'impose une amende administrative qu'aux personnes qui stationnent leur véhicule sur des emplacements réservés aux personnes handicapées en général. Or, dans ce cas précis, l'emplacement était désigné pour une personne handicapée en particulier. Par conséquent, l'infraction au Code de la route inclut également l'entrave à l'exercice du droit de stationnement de cette personne handicapée, dont le droit est réservé : c'est précisément là que se produit l'infraction prévue à l'article 610 du Code pénal





