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CNF : Nouvelles obligations pour les avocats en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Le Conseil national de l’Ordre des avocats (CNF) a instauré de nouvelles obligations pour les avocats suite à l’introduction des dispositions relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent (décret législatif n° 231/2007). Ces obligations s’appliquent aux avocats qui réalisent, au nom ou pour le compte de leurs clients, des opérations financières ou immobilières, ou qui assistent leurs clients dans des opérations portant sur : le transfert de droits immobiliers ou d’entreprises, la gestion de fonds ou d’instruments financiers, l’ouverture ou la gestion de comptes bancaires, de livrets de dépôt et de comptes-titres, l’organisation des apports nécessaires à la constitution et à l’administration de sociétés, ou la constitution, la gestion ou l’administration de sociétés et d’entités. Les obligations fixées par le CNF sont les suivantes : – identifier le client et le bénéficiaire effectif (c’est-à-dire la personne pour le compte de laquelle l’avocat agit) au moyen d’une pièce d’identité valide, lorsque la prestation porte sur des moyens de paiement, des biens ou des services d’une valeur supérieure à 15 000 € ; L’avocat doit : enregistrer et conserver les données de ses clients dans un système d’archivage dédié, les informations et données étant conservées pendant dix ans après la fin de la prestation de services ; signaler à la Cellule de renseignement financier (CRF) de la Banque d’Italie tout acte de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme dont il a connaissance ou qu’il soupçonne ; former et préparer son personnel et ses collaborateurs ; signaler au ministère de l’Économie et des Finances tout transfert de fonds entre différentes parties d’un montant égal ou supérieur à 3 000 €. Des sanctions administratives sont appliquées en cas de non-respect de ces obligations : par exemple, le défaut d’identification ou d’enregistrement d’un client est passible d’une amende administrative de 5 000 € à 30 000 000 €, et jusqu’à 50 000 000 € si l’identification de la personne est entravée. Des sanctions similaires s’appliquent en cas d’absence de registre adéquat ou de non-respect de l’obligation d’informer la CRF (dans les deux cas, l’amende applicable est comprise entre 5 000 € et 50 000 000 €). L’avocat commettra un délit (passible d’une peine d’emprisonnement de six mois à un an ou d’une amende de 5 000 € à 50 000 000 €) s’il enfreint l’interdiction de communiquer le rapport au client ou à des tiers. Partager





