CASSATION, SENTENCE N° 4825/16

Date de publication :

21 juillet 2016

Arrêt n° 4825/16 de la Cour de cassation : Le risque est un élément essentiel d’un contrat de rente viagère. La Cour de cassation, par son arrêt n° 4825/2016, confirme les dispositions du Code civil (article 1872) : en l’absence de risque, un contrat de rente viagère est nul. Dans une affaire récente, les parties avaient convenu, par le biais d’un contrat de rente viagère, de la cession d’un terrain agricole, les bénéficiaires s’engageant à verser une rente viagère au cédant, un homme de 76 ans. Le contrat a été contesté car, comme l’a confirmé ultérieurement l’expert, la rente constituée était comparable à la rente réelle, c’est-à-dire à la valeur des fruits produits par les biens cédés. En l’espèce, la Cour a déclaré le contrat nul, compte tenu de l’âge avancé du cédant et de son état de santé préoccupant. La Cour d'appel a cependant déclaré le contrat pleinement conforme à la loi. L'analyse de l'article 1872 du Code civil révèle clairement que le risque est un élément essentiel d'une rente viagère et que son absence la rend nulle et non avenue, comme l'a également confirmé l'arrêt n° 4825/16 : la Cour de cassation a accueilli le pourvoi, déclarant que « l'absence de risque est constatée lorsque (...) le bénéficiaire de la rente est considéré comme proche de la mort en raison d'une maladie ou de son âge : dans de tels cas, le contrat est nul pour défaut de cause »

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