DÉCRET SUR LES INCITATIONS EN FAVEUR DES SOURCES D'ÉNERGIE RENOUVELABLES AUTRES QUE L'ÉNERGIE PHOTOVOLTAÏQUE APPROUVÉ

Date de publication :

20 mai 2016

Le décret relatif aux incitations pour les énergies renouvelables autres que le photovoltaïque a été approuvé. La Commission européenne a finalement approuvé le décret relatif aux incitations pour les énergies renouvelables autres que le photovoltaïque. Ce décret, conforme aux règles de l'UE en matière d'aides d'État, entrera en vigueur après sa publication au Journal officiel. Élaborée par le ministère du Développement économique en 2015, cette mesure prévoit des incitations proportionnelles à la taille des installations jusqu'à fin 2016, avec pour objectif d'accroître la capacité de production d'énergie renouvelable de 1 300 mégawatts. Quelles technologies renouvelables sont concernées ? Les ressources énergétiques renouvelables mentionnées sont : l'hydroélectricité, l'éolien, la géothermie, la biomasse et le biogaz, le gaz d'épuration, les bioliquides durables, le gaz de décharge et l'énergie marine. Il convient de noter que les incitations prévues par le décret ne s'appliquent pas à l'énergie renouvelable d'origine photovoltaïque, l'énergie solaire ayant déjà bénéficié d'un soutien important ces dernières années. Le décret en question pourrait faciliter l'accès au marché pour les producteurs d'énergie renouvelable, grâce à un mécanisme permettant aux petites installations de bénéficier de tarifs de rachat préférentiels. Des incitations directes sont accordées, sur demande, aux petites installations d'une capacité inférieure à 0,5 MW. Pour les installations d'une capacité comprise entre 0,5 MW et 5 MW, l'accès aux incitations se fait selon des procédures et des niveaux de priorité variables selon la technologie, tandis que celles d'une capacité supérieure à 5 MW doivent participer à des appels d'offres spécifiques. La Commission européenne a déterminé que ces mesures pourraient accroître la part d'électricité produite à partir de sources renouvelables, tout en réduisant la pollution, conformément aux objectifs fixés par l'Union européenne. Pour bénéficier de ces incitations, il est nécessaire de s'inscrire auprès du GSE (Gestionnaire des services énergétiques) correspondant à son type d'installation, puis de participer aux appels d'offres publiés par ce dernier. Le plus troublant reste toutefois le retard excessif dans l'approbation du décret : quelles sont donc les causes de cette lenteur ? Le décret, attendu depuis plus de 16 mois et révisé à plusieurs reprises, entrera en vigueur alors qu'il sera malheureusement déjà pratiquement inefficace, les nouvelles mesures incitatives n'étant valables que jusqu'en décembre 2016. On comprend donc aisément que ce retard puisse créer un climat d'incertitude générale, ralentir l'utilisation des fonds et dissuader les investisseurs potentiels, avec pour conséquence néfaste de freiner la croissance d'un secteur aussi important, et donc d'obtenir l'effet inverse de celui escompté. Pour plus d'informations : http://www.sviluppoeconomico.gov.it/ Partager

Économie verte, Actualités législatives, MARC (Règlement alternatif des différends), Allégements fiscaux, Travail agile, Airbnb, Autres, Droit de la concurrence, Achats groupés, Marchés publics
PARTAGER L'ARTICLE
Gratte-ciel modernes en verre à New York, avec une passerelle surélevée reliant deux tours et l'Empire State Building.

Derniers articles du blog BLB