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Décret législatif relatif à l'internationalisation : Principales nouveautés fiscales. Le 22 septembre 2015, le décret législatif n° 147 du 14 septembre 2015, portant dispositions et mesures pour la croissance et l'internationalisation des entreprises, a été publié au Journal officiel. Ce décret modifie le décret présidentiel n° 600 du 29 septembre 1973, avec pour principal objectif de définir et de renforcer le rôle des autorités fiscales dans le soutien à l'internationalisation des entreprises, et ce, par deux moyens : d'une part, réduire les contraintes pesant sur les transactions transfrontalières ; d'autre part, créer un cadre réglementaire clair pour les investisseurs. Cette sécurité réglementaire implique que les législateurs nationaux doivent adapter leur législation aux évolutions communautaires, aux recommandations de l'OCDE et à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne. Les modifications apportées par le pouvoir exécutif concernent les entités suivantes : les sociétés étrangères investissant ou exerçant une activité en Italie, les sociétés italiennes ayant des activités transnationales et, enfin, les sociétés italiennes exerçant une activité sur le marché intérieur. Le dispositif réglementaire révisé offrira de nombreux avantages. Il convient de souligner la possibilité offerte par l'article 13 de la Loi consolidée sur l'impôt sur le revenu (LIR). Le législateur, modifiant l'article 101, paragraphe 5, de la LIR, établit que les pertes sur créances peuvent être déduites non seulement lorsque le débiteur fait l'objet d'une procédure d'insolvabilité ou si les pertes reposent sur des éléments précis (ce qui est notamment le cas lors de la radiation de créances du bilan, effectuée conformément aux principes comptables, ou pour des créances de faible montant), mais également lorsque le débiteur fait l'objet de procédures étrangères équivalentes dans des pays avec lesquels un échange d'informations adéquat est possible (à compter de la date d'admission) ou a mis en œuvre un plan de restructuration de son endettement visant à rétablir l'équilibre de sa situation financière. Les pertes sont déductibles au cours de l'exercice où elles sont comptabilisées, même si cette comptabilisation intervient dans un exercice fiscal postérieur à celui où les éléments précis sont apparus ou à celui où le débiteur a fait l'objet d'une procédure d'insolvabilité. Toutefois, l'objectif le plus important et ambitieux de ce décret est d'accroître la compétitivité des entreprises italiennes. À titre d'exemple significatif, l'introduction de l'exonération de succursale, qui permet à une société résidente en Italie d'exonérer d'impôt les bénéfices et les pertes réalisés par ses établissements stables à l'étranger, en est une illustration éloquente. Cette disposition permettrait de pallier le désavantage concurrentiel des entreprises italiennes par rapport à leurs concurrents internationaux. Elle confirme également les règles relatives au renforcement des rescrits fiscaux internationaux. Des conventions fiscales anticipées sont envisagées pour les entreprises ayant des activités internationales et dont les principaux domaines d'activité comprennent : la réglementation des prix de transfert intragroupe, l'imputation des bénéfices et des pertes aux établissements stables, l'évaluation anticipée des conditions d'établissement d'un établissement stable en Italie et l'identification, dans certains cas spécifiques, des règles régissant le versement ou la perception de dividendes, de redevances, d'intérêts et d'autres éléments de revenu à des non-résidents ou en provenance de ceux-ci. Nous estimons que la volonté du législateur d'attirer les investissements des multinationales étrangères opérant en Italie grâce à un traitement fiscal simplifié et rapide des transactions réalisées dans le pays doit être interprétée très favorablement





