Les radars de vitesse « irréguliers » ne passent pas l’examen de la consultation

Date de publication :

29 juin 2015

Les radars automatiques « irréguliers » invalidés par la Cour. Le 18 juin, la Cour constitutionnelle a rendu l'arrêt n° 113/2015, déclarant illégal l'article 45, paragraphe 6, du Code de la route, ouvrant ainsi de nouvelles voies de recours concrètes pour les personnes verbalisées pour excès de vitesse. La Cour a précisé que les radars automatiques et tous les autres dispositifs électroniques de mesure de la vitesse – conformément à la disposition susmentionnée – doivent faire l'objet d'inspections périodiques, étant donné leur caractère obsolète et/ou leur usure. Avant cet arrêt, différentes chambres de la Cour de cassation estimaient que les dispositifs électroniques de détection de vitesse ne nécessitaient pas d'inspection périodique, la vérification de l'étalonnage relevant de la métrologie et non de la mesure électronique de la vitesse. Cette approche est jugée déraisonnable car elle ignore le fait que l'obsolescence et l'usure peuvent compromettre non seulement la fiabilité du matériel, mais aussi la confiance du public dans un secteur d'importance sociale majeure tel que la sécurité routière. Par conséquent, le fonctionnement et la précision des mesures – assurés par des contrôles périodiques des équipements électroniques et des radars – doivent être effectués simultanément à l'enregistrement de la vitesse. Le caractère obligatoire des contrôles, à des fins d'inspection et d'étalonnage, s'applique à tous les types de radars, fixes et mobiles ; il s'agit d'un point essentiel. Premièrement, il est important de distinguer les deux types : les radars fixes sont généralement positionnés à des points précis de la route et fonctionnent de manière totalement autonome ; en revanche, les radars mobiles sont installés par les agents de la police routière, qui veillent à leur bon fonctionnement. Auparavant, le ministère des Infrastructures, se fondant sur un décret ministériel du 29 octobre 1997, avait statué que les radars surveillés par les patrouilles de police routière n'étaient pas soumis à inspection. La Cour constitutionnelle a rejeté cette distinction, affirmant que l'inspection est également obligatoire pour les radars mobiles, c'est-à-dire ceux surveillés par du personnel. Il est clair que le risque d'infractions dues à un défaut d'inspection est plus fréquent pour les radars fixes. Il appartiendra donc aux personnes verbalisées de vérifier le type de radar ayant relevé leur excès de vitesse, en s'assurant qu'il s'agit d'un radar fixe ou mobile. S'il s'agit d'un radar fixe, elles devront vérifier attentivement si la date du contrôle technique figure sur le procès-verbal. Concernant les avantages immédiats pour les automobilistes verbalisés par radar, il est important de souligner que pour les amendes futures et celles émises avant l'arrêt de la Cour constitutionnelle et non encore réglées, la première démarche peut consister à exiger formellement de la municipalité qu'elle fournisse une preuve de l'entretien du radar. Cette démarche a été encouragée par Codacons, qui a publié sur son site internet un formulaire de mise en demeure à adresser aux administrations municipales, rendant ainsi l'arrêt immédiatement applicable

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