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Création d'entreprise en 2015 et accès au nouveau régime d'imposition forfaitaire : La loi de stabilité de 2015 (loi n° 190/2014, Journal officiel du 29 décembre 2014, supplément ordinaire n° 99) constitue une première tentative d'imposition forfaitaire pour certaines catégories d'entreprises clairement identifiées (selon la classification Ateco de 2007), après des années de collecte de données par les contribuables (principalement issues d'études sectorielles). Concrètement, la création d'une nouvelle entreprise bénéficiera d'une réduction d'un tiers de son revenu imposable dès la première année d'imposition, à condition toutefois que la condition de nouveauté soit réelle et effective ; par ailleurs, un taux d'IRPEF standard prédéterminé (15 % à titre d'impôt de substitution) sera appliqué au revenu ainsi déterminé. Cependant, cette possibilité sera limitée aux cas où, outre la création d'une entreprise véritablement nouvelle, le contribuable n'aura exercé aucune activité artistique, professionnelle ou commerciale au cours des trois dernières années, même au sein d'une société de personnes ou d'une entreprise familiale. Enfin, la nouvelle activité ne doit pas constituer la simple continuation d'une activité déjà exercée, même sous forme de travail salarié ou indépendant, à l'exclusion de l'exercice obligatoire d'une profession ou d'un art spécifique. En cas de reprise d'une activité exercée par une autre entité, les revenus ou honoraires perçus par cette dernière au cours de l'exercice fiscal précédant l'acquisition de l'entreprise ne doivent pas avoir dépassé les seuils d'éligibilité au nouveau régime forfaitaire (par exemple, entre 15 000 € et 40 000 € de chiffre d'affaires selon le type d'activité exercée). Contrairement au régime minimum, les conditions susmentionnées ne sont plus nécessaires pour bénéficier du nouveau régime forfaitaire, mais uniquement pour bénéficier de la réduction d'un tiers du revenu imposable. La nouvelle loi a également expressément abrogé l'article 13 de la loi n° [numéro manquant]. Conformément aux articles 388/2000, 27, au décret législatif n° 98/2011 et aux paragraphes 96 à 115 et 117 de la loi n° 244/2007, les contribuables ne pourront plus bénéficier du régime des nouvelles initiatives de production, du régime minimum (dits « nouveaux minimums ») ni de l’ancien régime minimum. À compter du 1er janvier 2015, seul le nouveau régime forfaitaire régi par l’article 1, paragraphes 54 à 89, de la loi n° 190/2014 sera applicable. Le revenu ne sera plus déterminé analytiquement, c’est-à-dire par le calcul de la différence entre la rémunération et les coûts réels (évidemment déductibles), mais exclusivement selon les critères du forfait. Des coefficients de rentabilité spécifiques sont également prévus, variant selon le type d’activité exercée, identifié par référence au code Ateco de 2007. Cependant, l'article 1, objet du présent examen, a instauré, en référence à deux régimes antérieurs spécifiques, une phase transitoire permettant aux contribuables qui en bénéficiaient jusqu'au 31 décembre 2014 de continuer à les utiliser exclusivement. Concrètement, le régime minimum et le régime des nouvelles initiatives de production resteront applicables jusqu'à ce que les bénéficiaires concernés remplissent les conditions requises (d'où l'engouement pour l'ouverture de numéros de TVA intracommunautaire au dernier trimestre 2014). À l'issue de cette longue période transitoire, seul le régime forfaitaire institué par la loi de stabilité de 2015 sera autorisé. Des précisions réglementaires et opérationnelles sont attendues de la part de l'Agence du revenu, qui devrait, par le biais d'une circulaire spécifique, préciser les pratiques à adopter. En tout état de cause, la limite s'applique aux indemnités versées à des tiers (dans la limite de 5 000 € par an) et à la valeur totale des actifs détenus (même en location-exploitation ou en location-financement) plafonnée à 20 000 €. En bénéficiant du nouveau régime préférentiel, vous restez hors du champ d'application de la TVA, vous ne payez pas d'IRAP, vous n'êtes pas tenu de déposer une déclaration de TVA ni de tenir une comptabilité, et, surtout, vous n'êtes pas soumis aux études sectorielles. Les professions libérales restent également exonérées de retenue à la source. Enfin, concernant les cotisations INPS, le minimum obligatoire ne s'applique pas, mais la cotisation est calculée sur les bénéfices réellement réalisés selon les taux en vigueur





