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Superbonus 110 % : Administrateurs de copropriétés et pièges contractuels Comme chacun sait, le Superbonus 110 % est un avantage prévu par le décret législatif n° 34 du 19 mai 2020 (dit décret de relance), converti et modifié par la loi n° 77 du 17 juillet 2020, elle-même modifiée par le décret dit d'août (décret législatif n° 104 du 14 août 2020) et la loi de finances 2021 (loi n° 78/2020), qui a porté le taux de déduction fiscale à 110 % pour les dépenses engagées entre le 1er juillet 2020 et le 30 juin 2022 pour la rénovation des bâtiments, la prévention des risques sismiques, l'efficacité énergétique et l'installation de systèmes photovoltaïques ou de bornes de recharge pour véhicules électriques dans les logements et les bâtiments. De plus, les frais engagés pour des travaux de copropriété ou des travaux effectués sur les parties communes d'immeubles composés de deux à quatre unités immobilières distinctes, appartenant à un seul propriétaire ou en copropriété, seront déductibles jusqu'au 31 décembre 2022, à condition qu'au moins 60 % du total des travaux aient été achevés avant le 30 juin de la même année. Au lieu de la déduction, il est possible de bénéficier d'une remise accordée par le fournisseur de biens et services ou, alternativement, de transférer le crédit d'impôt correspondant à la déduction fiscale accumulée à des tiers, notamment des établissements de crédit et autres intermédiaires financiers. Pour exercer cette option, il est toutefois nécessaire de soumettre une déclaration en bonne et due forme. À cet égard, le rôle du syndic de copropriété est crucial pour la gestion de la demande de Superbonus. Le syndic est tenu de prendre en charge les formalités nécessaires pour bénéficier de l'avantage fiscal, notamment les suivantes : Le syndic peut même assumer le rôle de maître d'œuvre, à moins qu'une autre personne ne soit désignée. Plus précisément, la copropriété peut choisir de conserver le contrôle des opérations et, par conséquent, de désigner les professionnels compétents (pour les fonctions de maître d'œuvre, de coordinateur sécurité pendant la phase de conception et de coordinateur sécurité pendant la phase d'exécution, fonctions pour lesquelles le principe d'impartialité vis-à-vis de l'entrepreneur doit être respecté), en décidant formellement en assemblée générale de confier les travaux à l'entreprise choisie ; ou de décider de confier l'ensemble des activités à une seule société de services énergétiques (ESCO) ou à un entrepreneur général sans aucun contrôle sur les opérations, avec tous les risques que cela implique. Il convient notamment de considérer le risque d'annulation du crédit d'impôt. Les risques liés à ces opérations sont donc élevés, ce qui rend la question des contrats Superbonus 110 % particulièrement délicate, tant pour le maître d'ouvrage, directement intéressé par l'obtention de l'avantage fiscal, que pour l'entreprise ou l'entité qui transfère le crédit d'impôt acquis. L'assemblée générale de la copropriété est notamment tenue d'approuver les modèles de contrats. Il convient également de souligner les risques liés aux inspections – menées par les organismes légalement habilités à effectuer les vérifications nécessaires sur les pratiques – qui peuvent entraîner des conséquences fâcheuses, mettre les techniciens en danger et potentiellement causer des problèmes en cas de documentation mal remplie. Dans ce contexte, un accompagnement juridique par des professionnels capables de fournir une assistance spécialisée dans l'évaluation des risques et la validation des contrats et formulaires Superbonus 110 % est donc crucial





